Des mots pour l'écrire...

Jalouse

 

lever soleil

 

On parle de « sentiment de jalousie » mais la jalousie est-elle un sentiment ? Ou un défaut ? Elle est un poison dont il est difficile de se défaire quand elle s’est introduite .

La jalousie ronge, elle attaque le cœur. Elle s’insinue telle une petite voix mauvaise, souffle à l’oreille que la personne à laquelle vous êtes attaché(e) s’intéresse à quelqu’un(e) d’autre. Qu’elle va l’aimer davantage que vous.

Je suis foncièrement, intrinsèquement jalouse. Je ne parle pas de la jalousie en tant qu’envie, je n’envie pas ce que les autres peuvent posséder et que je n’aurais pas.

Je parle de jalousie dans les relations humaines. Je peux être amicalement jalouse aussi.  Pour y avoir longuement réfléchi, pour avoir amèrement regretté parfois les erreurs que cette jalousie m’ont fait commettre, je pense que peut être elle trouve sa source dans mon enfance.

Pourtant je suis fille unique, qu’est ce que cela aurait été si j’avais eu un frère ou une sœur avec qui partager l’amour parental. Ah mais au fait, il n’y avait pas vraiment d’amour parental dans mon enfance. Juste un père inconnu, et une mère obsessionnelle.  Cf certains posts précédents.

Quand je dis qu’elle trouve sa source dans mon enfance, je veux dire que je serai à jamais la petite fille qu’on peut abandonner à deux mois et demi, qui ne suffit pas à retenir ses parents. Une éternelle petite fille ayant besoin d’être rassurée, aimée plus que la moyenne, destinatrice de preuves d’amour et d’attention, à qui l’on répète à l’infini qu’elle existe, qu’elle est aimable, qu’on ne l’oublie pas.

Je sais à quel point cela peut être insupportable pour les gens, à quel point la plupart ne sont pas capables de démontrer tout cela inlassablement.

J’ai une chance incommensurable car mon amour est capable de tout cela, et le fait jour après jour, heure après heure, depuis si longtemps. Il le fait naturellement, il m’aime tout simplement.

Et pourtant, souvent cela ne suffit pas à juguler ma jalousie dans mes autres relations, y compris amicales. On dit souvent que l’amitié n’est pas jalouse. Ce n’est pas ce que je ressens. Je peux éprouver un sentiment de jalousie en amitié.

J’ai l’air sociable, je lie facilement connaissance, je me livre parfois parce que je ne crois pas au sens unique, et que c’est un peu de moi que je donne en me racontant. Et pourtant au fond, je reste un petit animal farouche, sauvage et apeuré. J’intègre facilement les codes et les modes de communication au sein de différents environnements, mais suis prompte à me replier dans ma coquille si l’on me blesse .

J’ai assez parlé de la vie 2,0, de la place que je lui accordais, des échanges que j’y avais. J’ai perdu les codes, j’ai oublié les règles, je ne sais plus.  Je regarde cette vie comme derrière un miroir sans tain. J’ai rompu les liens, coupé les fils, négligé d’entretenir certains rapports superficiels. L’année 2016 pourrait bien être l’année de la détox digitale. L’envie de partager n’est plus là, je m’en vais crier mes mots au fond de moi et ne les afficherai plus publiquement. Ne m’en voulez pas si je pars brutalement, je ne sais pas faire autrement lorsque la situation me devient insupportable…

Il y a certains dont la trace jamais ne se perdra, ici ou ailleurs, on se retrouvera toujours.

 

 

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Quelques nouvelles

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Et donc depuis tout ce temps sans rien écrire ici, que s’est-il passé ?
Rien que je veuille raconter de spécial.

J’ai fêté mon anniversaire de demi-siècle, de la plus belle manière qui soit, à la fois avec ma tribu, et dans « Ma » ville ;)

J’ai été entourée d’amour, d’amitié, de tendresse, d’affection, de toutes ces marques qui me rassurent, me rendent vivante.

Je crois parfois ne plus savoir écrire, mais ce n’est pas tout à fait cela. Pour diverses raisons, dans divers domaines, ma vie est prise dans un tourbillon, parfois chaotique, parfois festif, parfois compliqué. J’ai tout juste le temps de respirer, je le prends, mais différemment, en peignant, en lisant, en rêvant.

Mes doigts fourmillent pourtant, l’envie est là, de livrer brutes mes émotions, de les laisser courir sur le clavier, dévoiler ce que je ressens, écarter les nuages, que patiemment ils délivrent ce que j’ai à dire. L’envie est là et pourtant elle est retenue, parce qu’il y a eu des temps forts mais aussi tant de chutes aussi d’avoir mis mon cœur à nu. Alors les confidences, les mots importants, je les retiens, je ne les donne plus, je ne partage plus. Et je laisse faire le temps, et je laisse l’oubli recouvrir mon souvenir dans l’âme de ceux que je croyais avoir rencontrés alors que nos trajectoires se sont à peine croisées.

Tout ceci me semble être une autre vie, un autre monde, une autre planète sur laquelle je n’aurais fait que passer.

Alors parfois je vous lis, je réagis encore à peine, je me souviens, la tendresse est là encore parfois.

Prenez soin de vous, de la vie, la vraie. C’est cela qui compte avant tout…

 

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Aphorismes de pique nique Part II

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Avec cette fois la participation de la chouette, de Jicé, Natacha, Pascal, Fred, Stef, Mo... 

 

  •       Ami ami en Floride
  •       Super copain c’est mieux que Maurice
  •       T’es belle de dos en fait
  •       On n’a pas d’accent, on a une façon de parler
  •       L’intelligence, ça ne passe pas à la télé
  •       Hannah n’aime pas l’ozone (d’œuf) elle en tient une couche
  •       Les frelons asiatiques, je peux pas les saké
  •       Tu l’as tué, tu le manges (le frelon asiatique)
  •       Viens avec moi, on va sonder les voisins… non tu ne peux pas, tu n’es pas présentable !
  •       JC est parti voir la mer et s’il y a du soleil
  •       Je bois rarement mais il est très bon
  •       Mais non, il ne va pas pleuvoir, ce sont les entrées maritimes
  •       Quand il n’y avait personne, les gens venaient pas, maintenant ils viennent
  •       Non il ne débute pas en aphorisme, c’est comme monsieur Jourdain il en fait depuis sa naissance
  •       Mets des pneus neige à ta Vespa
  •       Tu vois, ça existe, des gens sans voiture
  •       Il est comme toi, il n’est pas très grand
  •       Strauss Kahn est à la France ce que Madame X est aux croque tibouts
  •       Mouhahahahahahahahaaaaaaaaaa j’ai une chaussure dans mon caillou !!!!! (montez le son, y avait des décibels dans le Mouhahahahaaaaaaaaa)
  •       Détends toi Fab

 

C'était un joli moment.... <3

 

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Aphorismes * nouvelle livraison

Les aphorismes (enfin ma définition) ce sont ces petites phrases échangées lors de rencontres, réunions, apéros entre amis et qui hors contexte ont valeur de sentences sans appel. Merci à vous pour ces moments partagés, ces rires, ce qui fait que la vie vaut d'être vécue. 
Avec la participation cette fois de Franck, Claire, Martine, Christian, Momo, Pascal, Hervé, Fred, Stéf, Natacha : 

 

  • La mésange zinzinule
  • Ou zinzinnibule ?
  • d’où vient le kilt ?
  • quand tu sors le carnet, c’est que ça ne va plus
  • l’écossais est pervers : il élève l’agneau pour le manger et souffler dans sa panse
  • la cornemuse, en fait, ils soufflent quand ils veulent
  • le loup hurle
  • tu serais pas en train de confondre le biniou avec la cornemuse ?
  • alors là on dit n’importe quoi, c’est ça ?
  • y a des trucs vérifiés
  • on dit pas que des conneries mais on en dit
  • un monde sans enfant c’est triste
  • sans sucre et avec plaisir
  • dans nos vies folles… 
  • la nana qui demande à son mari : "tu fais quoi dans la vie ?" 

 

je vous keur <3

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Ecrire ?

Je ne sais plus écrire et pourtant je n’ai jamais autant dit que j’ëcris. Allez comprendre…

Dans ma tête tournent les phrases, elles s’ordonnent, les mots valsent, s’assemblent, se marient. Cortège sans fin, discours léger ou pesant, ils jouent leur musique, elle est dissonante ou harmonieuse selon que les mots se font durs ou doux. Ils parlent de la joie, ils crient la douleur, sèment les petits bonheurs, et n’oublient pas les grands malheurs. Il y a les peines que j’aimerais soulager, les larmes que je voudrais savoir effacer, l’amie que je voudrais guérir et consoler.

Il y a les petits bonheurs, son sourire, sa peau, notre amour. Il y a nos réveils, ouvrir les yeux et le voir, chaque matin nous redire les mêmes mots et ne jamais s’en lasser. Il y a la tendresse, la passion, tout ce qui nous relie Il y a plus que je ne saurais dire et bien moins que tout ce qui nous reste encore à découvrir.

Il y a les enfants qui grandissent, complices, et l’amour que j’ai pour eux qui grandit en même temps. La fierté de les voir peu à peu devenir de jeunes adultes, avec leurs failles, leurs défauts mais aussi leurs immenses qualités. Les voir commettre des erreurs, les aider à en tirer la leçon.

Il y a nos projets, mais aussi ce qui les entrave.

Du léger et du grave.

La vie va trop vite, ou est ce moi qui ne sais plus l'attraper au vol ? Le temps m'échappe, s'enfuit parfois. 

Bref il y a la vie et je ne suis pas sûre de savoir encore la décrire. 

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Je ne suis pas triste vous savez...

 

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C'est autre chose, c'est indéfinissable. Un drôle d'état dans lequel j'erre. Une sorte d'entre deux. 

Un monde à part. entre deux eaux, entre deux cieux. 

Plus d'un mois de  passé depuis que j'ai écrit sur ce blog. 

J'ai l'impression de ne plus savoir écrire, ou de ne plus vouloir. De ne plus savoir retrouver le chemin des mots, celui qui les fait se déverser de mon coeur. 

Ou peut être est ce seulement que je n'ai plus envie de partager, plus la force de me dévoiler. Trop d'illusions perdues, trop de mots sans suite, trop de "jamais" de "toujours" qui ne voulaient rien dire. Ils comblaient juste un vide, un manque. Ils étaient là, petits signes noirs sur l'écran blanc. Sans signification, en perte de sens, sans essence, rien d'essentiel. 
Alors j'attends, peut être que cela reviendra, ou peut être pas. 

J'ai toujours écrit pour partager, pour lire dans vos mots que vous m'aviez lue, entendue, comprise, et pourquoi pas aussi aimée à travers mes phrases. 

Je n'ai que peu souvent écrit des fictions, il y avait en général bien souvent une réalité fut elle transformée, déguisée. 

Deux ou trois sujets volettent dans mes pensées, mais il n'y a plus l'urgence, l'impatience, celle qui me faisait frémir, vibrer, celle qui faisait voleter mes mains sur le clavier. Dans l'urgence de vous livrer mes ressentis, mes émotions. Dans l'espoir de vous voir les faire votre, de lire vos réactions. 

Il y a eu trop de promesses non tenues. J'ai ma part aussi de responsabilité, je ne suis pas victime, je suis insupportable, horripilante parfois. Pourquoi, je ne sais pas, peut être pour mieux mettre à l'épreuve ceux qui me cotoient, pour les voir surmonter cela et rester. Peu en sont capables, peu savent, peu veulent. 

Sous la douceur se cache aussi tout un monde compliqué, douloureux, violent parfois. C'est moi, dans mes facettes... 

Je vais bien ne t'en fais pas. Ce n'est pas de la tristesse, une sorte de pause peut être. Je ne sais pas, on verra... 

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Sous le masque...* team écriture

En ce mois de mars, c'est @parigo1968 qui est à l'initiative du jeu d'écriture de la #team.

voici son mail d'instructions : "Bonsoir,

 

Cette année il a lieu au mois de février, mais il arrive que le Carnaval se tienne à Venise au mois de mars, lorsque le mardi gras coïncide avec ce mois.

 

Le jeu que je propose pour ce mois de mars est de broder une histoire en se basant sur cette photo trouvée sur le net et que je trouve magnifique. Les masques, la virtualité, la découverte des êtres derrière les masques et les costumes. En vers ou en prose. En remerciement/hommage à Venise, qui se démène pour faire fonctionner la TeamEcriture.

 

Une contrainte ? Il en faut une ? Je n’en mets pas cette fois-ci.

 

Seulement une dead line, fixée au 25 mars."

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Je les observais de loin, ce qui avait attiré mon regard était le contraste flagrant entre les couleurs chatoyantes de leurs costumes, la gaité des teintes vives et leur air mélancolique à tous les deux.

De là où j’étais et malgré sa tête baissée, je voyais perler à ses yeux à elle des gouttes argentées qui ne laissaient aucun doute. Lui semblait indifférent à sa peine qu’il ne pouvait pourtant ignorer. Il portait son regard au loin, semblant déjà à des centaines de kilomètres de là. Je n’arrivais pas à déceler si cette indifférence était feinte ou réelle. Comment le voir à travers le masque ?  D’ordinaire, la vie nous plaque elle aussi un masque sur le visage. Mais à Venise plus qu’ailleurs en période de carnaval, le masque devient réalité.

Ils m’intriguaient tous les deux, j’aurais aimé connaître leur histoire, leur passé, savoir tout d’eux, ce qui les avait mené là, à ce jour qui paraissait être l’ultime de leur histoire.

Je n’osais m’approcher, tenter de surprendre des bribes de leur rare dialogue. D’ailleurs celui-ci existait il encore, ou n’était il plus désormais que silence ? Tout autour d’eux, les gens défilaient dans la liesse, eux seuls semblaient comme isolés par leur mélancolie. Que c’est triste Venise lorsque l’amour la fuit. C’est ce que leur attitude toute entière semblait crier en silence.

Soudain, contre toute attente, un mouvement de foule la fit vaciller, elle qui semblait tenir par miracle debout. Et là, le mouvement spontané qui le fit se porter à son secours ne laissa plus aucun doute quant à sa prétendue indifférence. Afin de l’aider à respirer, il souleva son masque, et se pencha sur elle avec une tendresse infinie. Il l’entoura de ses bras et elle s’agrippa à lui. Le monde autour n’avait pas d’existence et leurs regards éperdus ne se quittaient plus, aimantés l’un à l’autre. Ils semblaient ne faire qu’un. La foule les évitait, impossible de les ignorer tant ils irradiaient.

A Venise, plus qu’ailleurs encore, il ne faut pas se fier aux apparences…

 

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Traces, signes, etc…

 

 

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Je suis sensible aux signes

Même infimes.

Je suis écorchée vive

Par les traces

Celles qu’on laisse

Celles qu’on efface

Un rien me parle

Suscite l’émotion

La passion.

Un silence

Ou quelques mots.

Un indice

M’effleure,

Je pleure.

Trois fois rien

Mon cœur bondit

La joie m’envahit.

Je vois l’invisible

J’entends l’indicible

Je lis ce qui n’est pas écrit

J’écoute ce qui n’est pas dit.

J’interprète

Je déchiffre.

J’entrevois les cicatrices

Je sais qui est triste

Je me trompe parfois

J’apprends de cela. 

Je devine ce qui est caché

Je décèle le secret

Que je garde lèvres scellées. 

Les mots sont des lettres

Les lettres signes tracés

A l'encre des pensées.

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De saison

toujours sur le même principe de l'exercice de février de la #teamecriture

 

Laissez moi, j’hiberne.

Loin du fracas du monde, je ferme les yeux, je baigne dans une douce torpeur. J’oublie le froid, j’oublie la nuit, j’oublie tout. Tout ce qui fait mal, tout ce qui me bouleverse. J’oublie la douleur, les guerres, la violence. Les menaces, les armes.

Je ne veux plus qu’on me pose la question « comment vas tu ? » je n’ai pas la réponse, cela change tout le temps, d’un instant à l’autre, d’une milli seconde à une autre.

Loin du bruit, de la fureur, je me tapis, et me blottis. Lorsque je ferme les yeux et qu’enfin le sommeil vient, rien de mal ne peut m’atteindre. Je rejoins le royaume des rêves, et tu es là, mon Amour, mon trésor.

Je n’ai plus d’énergie, je sens mes forces me déserter. Je ressens le froid, l’hiver pénètre mes os. Je perçois décuplée la misère qui m’entoure.

Quand février s’achèvera, quand le printemps reviendra, tout sera différent. Je veux espérer que j’ouvrirai les yeux sur un monde plus doux, et s’il ne l’est pas, je garderai mon regard flou.

Peut être qu’alors je reviendrai prendre part au monde, mener cette vie absurde où l’on oublie ce qui est essentiel, courant après je ne sais quelle chimère ridicule. Je ne sais encore, je ne veux pas y penser.

Laissez moi, j’hiberne. 

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In-cités, non tissé, tissé serré * second jeu de la team écriture

De quelle étoffe

Sommes nous ?

Il y a cette enfance

Qui nous poursuit

Son goût inimitable

Amer ou doux .

Il y a ce qui nous a construit

Petit à petit

Patiemment

Parfois violemment.

Il y a les rencontres

Les hasards de la vie

Les accidents

Les miracles.

Les moments doux

Et puis les coups durs.

Il y a ce sourire

Il y a ta main

Il y a tes caresses

Notre premier baiser.

Que sont nos pensées ?

Nos rêves parfois avortés

Les échecs

Et les succès.

Le temps qui passe

Où rien ne s’efface.

Nos  certitudes

Balayées par les doutes.

Parfois la déroute

Et puis retrouver la route.

Garder le cap

Avancer.

Parfois on lui donne le nom de destinée.

Il y a les frimas de février

Le soleil brûlant de l’été.

Tout cela nous constitue

Tout cela en nous existe.

Mais nous ne sommes

Que peu de traces

Si fragiles

Nous sommes

En somme.

Je ne sais  dire

De quelle étoffe nous sommes.

 

 

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