Un nouveau jeu d'écriture de la team que j'ai cette fois ci proposé. Ecrire une lettre et sa réponse. Aucune autre contrainte. Je rajouterai au fur et à mesure des publications les liens sous ce billet. 

 

ELLE :

 

Mon ange,

C’est au petit matin que j’aime à t’écrire, à t’imaginer endormi. Je viens te souffler à l’oreille tous les mots doux que je veux te dire. Tout doucement, je te frôle, pas assez pour entamer ton sommeil. Je préfère t’imaginer, te contempler les paupières closes, abandonné à tes rêves où j’espère exister un peu. Parfois, en pleine nuit, mon cœur s’accélère et je sens ta présence.

Au dehors le jour se lève, le ciel rosit comme mes joues lorsque je pense à nous. Les papillons dans mon ventre battent de toutes leurs ailes et se heurtent. 

Quand cette séparation cessera t elle ? Quand enfin ton métier nous permettra t il de vivre à nouveau ensemble ? Je n’en puis plus de ton absence, du manque de toi.

Je ne vis qu’à moitié, séparée de toi. Mon enveloppe est là, mais mon esprit est ailleurs, en ce pays lointain où tu es en exil. Je t’accompagne en pensée à chaque minute, je  fais les gestes de la vie quotidienne en automate. Je ne suis qu’attente.

Parfois, le manque est si douloureux qu’il me brûle. Il me faut alors toute la force vive pour me ramener à la réalité, et toute la volonté rassemblée pour t’imaginer enfin franchir le portique de l’aéroport.

Lorsque j’en ai la force, j’y parviens, et je vois même ta silhouette, si proche à pouvoir te toucher, mais lorsque je réalise que c’est un mirage, je retombe lourdement sur le sol et m’y fracasse.

Vite, que cela arrive vite, mon amour.

LUI :

 

Ma lumière,

C’est la nuit que je t’écris, moi. Je sais que demain tu t’éveilleras à l’aube et qu’à l’heure où ces mots s’évadent de mon esprit, tu es endormie.  Dans le sommeil, loin de moi, mais peut-être pas tant que cela. Car nous sommes connectés, et je ressens ton souffle contre ma joue, et j’entends tes mots murmurés à mon oreille.

Par la fenêtre, je contemple la ville qui scintille. Ses lumières me rappellent les étoiles de tes yeux. 

Il nous faut être patients, ma belle, ce ne sera plus très long même si chaque jour passé loin de l’autre est une souffrance. Je suis en manque de nous aussi, et toutes les technologies du monde n’y pourront rien changer.

Je m’implique totalement dans mon travail, y mettant toute mon énergie afin que mon esprit fatigué le soir ne me permette pas trop de m’évader vers toi,  vers nous, et d’en souffrir. Je me dis qu’ainsi le temps passera plus vite, que les jours, les semaines défileront jusqu’à celui de nos retrouvailles.

Et enfin, j’aurai passé les controles douaniers, et enfin je t’apercevrai à travers la vitre de la salle d’attente de l’aéroport, et enfin je pourrai t’enlacer, t’embrasser…

Vite, que cela arrive vite, ma belle. 

 

Les liens des autres participants : 

 

Emilie : http://rienaredire.wordpress.com/2014/01/26/correspondance/

Christophe : http://123christophe456.wordpress.com/2014/01/27/correspondance/#more-33

Charmi : http://www.charmithorinx.fr/?p=898

Sohan : http://sohankalim.tumblr.com/post/74747402513/la-politesse-des-assassins

Greg : http://gregatort.wordpress.com/2014/01/28/attrapeur-attrape-peut-etre/

Gaël :http://jesuisgawel.wordpress.com/2014/01/29/concordance-des-temps/

Eléonore  : http://blogornomore.wordpress.com/2014/01/27/taire-les-mots/

Marie : http://authentiquestropiques.blogspot.fr/2014/01/reservation-hoteliere-par-correspondance.html

Wacsim : http://wacsim.over-blog.com/article-je-ne-vous-salue-pas-122346505.html

Barbara : http://motspourlecrire.canalblog.com/archives/2014/01/31/29089372.html

Sofie : http://motspourlecrire.canalblog.com/archives/2014/01/29/29073339.html